Pourquoi Galilée?

Nous avons choisi, dans un bel élan de convergence des points de vue, de nommer notre association : Galilée ; Galilée.Sp. Il y a eu dans la vie de ce célèbre savant de la Renaissance, qui s’inscrit pleinement dans le courant humaniste, des moments glorieux et d’autres qui furent tragiques. En décidant de nous placer sous le parrainage de son nom, nous n’oublions pas que Galilée a failli finir sur le bûcher ; mais rassurez-vous, nous ne nous sentons pas une vocation de martyrs, fut-ce de la cause de la fonction publique.

Non, ce qui me paraît intéressant dans les épisodes les plus rudes de la vie de Galilée, c’est plutôt la raison pour laquelle il a failli périr par le feu : parce qu’il voyait loin – et pas seulement grâce à la lunette astronomique qu’il a considérablement perfectionnée… -, parce qu’il a eu raison avant tout le monde, parce qu’il ne craignait pas d’afficher et de défendre ses convictions, parce qu’enfin il se tenait à ces convictions, fondées sur la raison.

Il y a là une forme d’engagement personnel, mais aussi en faveur de la société dans son ensemble, qui me paraît fort noble, extrêmement stimulante, mais aussi, je vous le concède, follement exigeante.

Plus simplement, il y a eu dans la démarche scientifique, dans l’approche intellectuelle de l’humaniste qu’était Galilée quelque chose qui nous parle encore aujourd’hui et peut nous inspirer, à notre niveau : les travaux de Galilée se sont toujours caractérisés par une alliance étroite entre la théorie et la pratique par l’expérience. Galilée était un homme de réflexion,  qui savait manier les concepts, mais qui ne perdait pas de vue la nécessité de se confronter au réel, et dans le monde d’aujourd’hui, en perpétuelle et rapide redéfinition, ce sens du concret m’apparaît comme une véritable vertu.

Le regard que Galilée porte sur le monde qui l’entoure est un regard clair et aigu, animé par une constante volonté de comprendre et d’améliorer ce qui peut l’être. Ce qui me frappe, c’est son obsession de prendre la mesure de toute chose : de sa formulation des lois du pendulaire à l’âge de 19 ans à l’invention du « compas géométrique et militaire », ancêtre de la règle à calcul, en passant par la découverte de la loi du mouvement uniformément accéléré, ses enseignements nous sont encore utiles.

Car si l’ambition de Galilée.Sp est bien de faire bouger les choses, Galilée nous rappelle qu’il convient de ne pas le faire n’importe comment : la physique a ses lois, nous nous en souviendrons.

article de Pierre Goudin, membre du CA de Galilée.sp.  



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