COLLOQUE PHIL’OBOULOT DU 23 NOVEMBRE 2016 : ECHEANCES ELECTORALES : COMMENT REPRESENTER LE TRAVAIL ?

Colloque Phil’oboulot du 23 novembre 2016 

« Échéances électorales : comment représenter le travail ? »

 

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Matinée dense et intense pour ce colloque dédié à un sujet d’actualité, après l’entrée en vigueur de la loi « travail », des primaires, de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis et avant les élections présidentielle et législatives de 2017.

En accord avec les organisateurs de ce 5ème Phil’oboulot, Jean-Jacques Sarfati, professeur de philosophie, avait pris une initiative inédite en amenant sa classe de terminale pour suivre les interventions de leur enseignant ainsi que celles d’Hervé Nathan, journaliste, rédacteur en chef économie et social à l’hebdomadaire Marianne et de Paul Alliès, professeur émérite de Science politique, Doyen honoraire, Faculté de Droit et de Science politique de l’Université de Montpellier.

Les mots d’introduction  

img_0504Denis Maillard, Directeur de la communication de Technologia, rappelle comment est née cette idée d’organiser, entre Galilée.sp et le Cabinet Technologia, une réflexion sur ce que la philosophie dit du  travail, comment on peut penser « philosophiquement » le travail. Aujourd’hui, on parlera politique, échéances électorales, transformations des emplois et plus généralement du concept même de travail et de certaines « maladies » qui y sont liées : burn-out, job-out… Il sera aussi question d’espoir de voir comment on peut se sentir bien dans son travail, comment on peut se « réaliser » grâce au travail.

 

Catherine Gras, Présidente de Galilée.sp img_0505s’adresse tout d’abord aux jeunes de terminale en présentant le ministère de l’économie, des finances et du budget et les missions qu’il remplit. Revenant sur les thèmes abordés lors des colloques conjoints de Galilée.sp et de Technologia, elle met l’accent sur les objectifs de ces rencontres : à partir des pensées philosophiques d’hier et d’aujourd’hui, faire le lien avec notre vie quotidienne et les enjeux actuels.

 

 

 

Jean-Claude Delgènes, Directeur général de Technologia, remercie les intervenants de ce colloque et les participants, notamment les plus jeunes qui vont être prochainement confrontés à la fois à leurs devoirs de citoyens et à celui de leur insertion dans le monde du travail. Après avoir présenté l’activité et les actions menées par Technologia, Jean-Claude Delgènes, revient sur img_0511la place du travail dans nos vies, comment nous nous construisons grâce à lui, comment il nous permet d’être en lien avec les autres, mais comment il peut aussi être facteur de stress, voire de pathologie, d’exclusion quand survient la perte d’un emploi. L’un des enjeux dans le monde professionnel actuellement, c’est de retrouver du plaisir au travail, de pouvoir s’épanouir en privilégiant la créativité, et considérer le travail non comme une aliénation, mais comme un facteur d’émancipation et de libération.

Pour atteindre ces objectifs, il y a encore un long chemin à parcourir. Il faut faire pression sur nos responsables politiques à tous les niveaux, pour qu’ils prennent en compte toutes les dimensions du travail, les évolutions des métiers, les défis nouveaux auxquels nous sommes tous confrontés avec le recours croissant aux robots et à l’intelligence artificielle. Il y a urgence à mener ces combats, car actuellement aucun des programmes des candidats à l’élection présidentielle n’envisage d’engager le débat sur les restructurations, les réorganisations de services (par exemple dans le secteur de la santé), sur les incidences de de l’utilisation des nouvelles technologies dans le monde du travail avec des transferts de compétences de l’être humain vers la machine intelligente dans presque tous les domaines, et plus largement des conséquences possibles de la numérisation de la société.

Jean-Claude Delgènes conclut son propos par un texte de Nietszche de 1881 sur la glorification du  travail : «le  travail constitue la meilleure des polices, il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême ». (Extrait de « Aurore »). Le texte complet peut être consulté sur Wikisource.

Alors, faut-il se libérer du travail ou bien le travail est-il une libération ? A nous tous, ici présents et ailleurs aussi, de tenter de répondre à cette question !

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SECURITE EXTERIEURE ET INTERIEURE DE L’ETAT REPUBLICAIN

« Philopol » du 23 novembre 2016

Sécurité extérieure et intérieure de l’Etat républicain

Ce deuxième séminaire s’est déroulé dans l’enceinte de l’Ecole militaire en présence d’une cinquantaine de participants. Les trois intervenants de cette soirée étaient Eric Danon,  Directeur Général adjoint pour les affaires politiques et de sécurité au Ministère des Affaires étrangères et du Développement International, Béatrice Brugère,  ancienne juge anti-terroriste, Vice-procureur de la République au tribunal de grande instance de Paris et Secrétaire générale de FO-Magistrats, et Yannick Rineau, Conseil Affaires et Relations Sociales auprès de l’USP (Union des Entreprises de Sécurité privée).

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Introduction par Gilbert Deleuil  et rappel des objectifs de ce séminaire

Après avoir souhaité la bienvenue aux participants et présenté les intervenants, Gilbert Deleuil, Vice-Président de Galilée.sp, a rappelé les objectifs de ce séminaire :

  • Sensibiliser les membres et sympathisants de Galilée.sp aux enjeux de sécurité ;
  • Les sensibiliser aux menaces qui pèsent sur l’Etat républicain ;
  • Décloisonner la vision des choses : interne/externe ; renseignement/police/ armée/justice ; public/privée…
  • Remédier au sentiment « d’impuissance publique », de dévalorisation de l’Etat et du service public…
  • Revaloriser, quitte à la redéfinir, la notion d’intérêt général…
  • Voir comment l’Etat et le service public peuvent s’adapter aux enjeux contemporains et aux attentes des citoyens ;
  • Enrichir le rapport de Galilée.sp sur la « Philosophie politique de l’Etat contemporain »

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